lundi 9 août 2010

Les richesses du Congo-Kinshasa, bonus ou malus ?

Ce pays, aujourd’hui la République démocratique du Congo, ou Congo-Kinshasa, se trouve au cœur de l’Afrique. Situé de part et d’autre de l’équateur, il est couvert d’innombrables forêts luxuriantes. Ses forêts immenses et ses vastes savanes abritent une faune et une flore extrêmement variées.

En raison de ses ressources naturelles abondantes, le monde entier s’intéresse depuis longtemps à ce pays, qui a subi bien des invasions et des guerres civiles injustifiées !

Le fleuve Congo
Une dizaine d’années avant que Christophe Colomb n’achève son célèbre voyage vers les Amériques en 1492, au terme d’une traversée menée entre 1482 et 1484 en Afrique centrale, des marins portugais, sous le commandement de Diego Cão, sont arrivés à l’embouchure du fleuve, que Diego Cão nomme alors Congo. Ils ignoraient que le fleuve sur lequel ils naviguaient avait parcouru des milliers de kilomètres avant d’atteindre l’océan.

Et ce fleuve : le Congo, le deuxième fleuve d’Afrique par sa longueur après le Nil, et le deuxième fleuve du monde par son débit, sépare les deux villes les plus proches du monde, à savoir Brazzaville et Kinshasa, et les deux pays ayant adopté le nom du fleuve, il est courant de les appeler respectivement Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa.

Bien qu’ayant connu plusieurs périodes d’agitations depuis son indépendance, le Congo-Kinshasa aujourd’hui est un pays en reconstruction et dont les populations et dirigeants font de leurs mieux pour rattraper le temps perdu avec des incompréhensions superflues.

Barrage hydroelectrique d'Inga
D’aucun ne douterait que le Congo-Kinshasa ou autrement dit le grand-Congo est indispensable pour un développement meilleur et rapide de l’Afrique, de part sa position géographique, ses richesses et ses potentialités en plusieurs énergies, dont électrique : Avec le plus grand central hydroélectrique d’Afrique pouvant desservir l’Afrique toute entière en énergie Electrique, Inga.

Sur le plan mondial la République Démocratique du Congo, bien que parfois oubliée, après l’Amazonie possède la deuxième plus grande réserve forestière du monde, appelée le bassin du Congo. Et avec l’évolution technologique, il y a actuellement miniaturisation des circuits électroniques et pour un bon fonctionnement et un rendement parfait de ces derniers, les grandes entreprises technologiques et plus particulièrement électronique recourent à un minerai qui ne se trouve qu’en République Démocratique du Congo, le Coltan.


Le coltan
Mais où est la part de la population dans toutes ces richesses ? En lieu et place de jouir au maximum aux prospérités du sol et du sous sol du pays, la majorité des congolais n’en profitent pas, bien au contraire, l’histoire nous apprend que plus de six millions des congolais sont morts à cause de guerres fantaisistes, perpétrées dans le seul et unique but de s’approprier de gisements de la République Démocratique du Congo.

L'hymne national de la R.D.Congo, le debout congolais...

Depuis le 17 mai 1997, le Zaïre du président Mobutu redevenait République Démocratique du Congo, ce changement a aussi impliqué celui de l’hymne national, de la zaïroise pour revenir au débout congolais. Malheureusement beaucoup de congolais jeunes et adultes ne savent pas bien chanter cette hymne de notre liberté.

Drapeau de la R.D.Congo
Nous vous offrons le Débout Congolais dans toute son entièreté, car étant congolais nous devons savoir célébrer et exalter la beauté de notre patrie.

Debout Congolais
Unis par le sort
Unis dans l’effort pour l’indépendance.
Dressons nos fronts, longtemps courbés
Et pour de bon prenons le plus bel élan,
Dans la paix

O peuple ardent
Par le labeur
Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant
Dans la paix

Citoyens
Entonnez l’hymne sacré de votre solidarité
Fièrement
Saluez l’emblème d’or de votre souveraineté
Congo !

Don béni, Congo !
Des aïeux, Congo !
Ô pays, Congo !
Bien aimé, Congo !

Nous peuplerons ton sol
et nous assurerons ta grandeur

Trente juin, ô doux soleil
Trente juin, du trente juin
Jour sacré, soit le témoin,
Jour sacré, de l’immortel
Serment de liberté
que nous léguons
à notre postérité
Pour toujours.


 
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Ecoutez le debout congolais à l’aide du lecteur ci-dessous.


lundi 26 juillet 2010

C’est déjà l’heure pour la Fikin 2010

La Foire Internationale de Kinshasa en sigle la Fikin ouvrira ses portes demain mardi 27 juillet à Kinshasa. Et pour cette année, le thème retenu est : La Foire du Cinquantenaire de l'indépendance.

Un peu d’histoire, l’inauguration de la Fikin remonte à un certain 20 mai 1969 par le président Mobutu, avec pour but principal de promouvoir la culture Zaïroise (Congolaise) sur le plan africain et mondial.

Pour l’édition foraine 2010, la Fikin visera principalement à la promotion du Cinquantenaire de l’indépendance de la R.D.Congo. Une occasion propice pour tous les congolais de passer en revue les cinquante années depuis que notre pays accéda à sa souveraineté nationale et internationale.

La Fikin est aussi un bon cadre d’échanges d’idées…, de repos et d’amusements pour les congolais et particulièrement les kinois, avec les expositions d’entreprises tant congolaises qu’étrangères, la vente des produits locaux et importés et sans oublier plusieurs concerts offerts généralement par les artistes congolais. 

L’édition 2010 de la Fikin prendra fin le 23 août prochain.  

dimanche 18 juillet 2010

Le phénomène Kuluna à Kinshasa


Il ne se passe pas un jour sans que la presse Congolaise et la population Kinoise dénoncent les actes de vandalisme perpétrés par les bandes des jeunes Kinois membres des écuries, club sportif et autres mouvements.

Dans la majorité de communes de Kinshasa, les jeunes membres des écuries prennent des boissons à forte teneur d’alcool, se livrent aux combats dégradant entre eux, sèment la terreur dans les quartiers et posent les actes de vandalisme.

Selon les médiats et la population, en effet, ce genre de comportement est inadmissible dans notre société. C’est une lampe témoin qui atteste que la dépravation des mœurs à atteint un point le plus élevé. 

Quelques années au par avant, ce même opinion décriait  ces griefs dans le chef des Enfants de la rue appelé communément Chégue ; ces derniers étaient à l’origine d’un comportement à troubler l’ordre public. Juste au moment où le pouvoir publique s’emblait maitrisé ces Enfants de la rue qualifiés de bombe à retardement, surgit un phénomène appelé Kuluna et Pomba, avec un comportement plus déconcertant que celui qu’on pouvait voir chez les Chegues. 

Chose curieuse, c’est que les jeunes sensés bénéficié d’une bonne éducation et d’un bon encadrement dans la mesure où ils vivent sous le toit paternel, un cadre idéal pour élever les enfants, sont aujourd’hui cités parmi les auteurs des actes qui gangrènent la société.

Le vandalisme auquel la population assiste impuissant, que l’on baptise ‘’Kuluna’’ ne sont plus forcement l’apanage des Enfants de la rue. Et à ce stade déjà, le phénomène kuluna est devenu ‘’un problème de société’’ 

Par ailleurs, il est vraisemblable que la rencontre à Kinshasa de cultures particulières a créé une nouvelle dynamique culturelle qui n’est pas restée sans effet sur les attitudes et comportement des Jeunes kinois.

Avec un bon encadrement des enfants par les parents et une bonne sensibilisation des jeunes par les autorités, le kuluna se verra anéantie dans notre société.

mercredi 30 juin 2010

Le Cinquantenaire d’indépendance de la République Démocratique du Congo

La République Démocratique du Congo vient de fêter son Cinquantième anniversaire depuis son accession à la souveraineté tant sur le plan national qu’international.

Pour votre information, le Congo-Belge, devenait République Démocratique du Congo un certain jeudi 30 juin 1960, après plusieurs périodes d’émeutes, de soulèvement et de dure lutte de la part de nos vaillants martyrs et héros.


Le jour même de la proclamation de l’indépendance, débutait aussi une grande incompréhension entre les Belges et les Congolais, soit disant suite au discours de Patrice Lumumba : "Qui oubliera qu'à un Noir, on disait 'tu', non certes pas comme à un ami, mais parce que le 'vous' honorable était réservé aux seuls Blancs".

Et pour son Cinquantenaire, le Président de la République Joseph Kabila a voulu honoré le pays et renouer encore de bonnes relations avec l’ancien colonisateur belge, la raison principale de l’invitation lancée au Roi belge Albert II.

Aujourd’hui, le 30 juin 2010, jour pour jour depuis l’indépendance ; l’on pouvait voir à Kinshasa plusieurs délégations : d’un côté le Roi belge Albert II. Il est à noter que la dernière visite royale remonte à 1985, celle effectuée par le Roi Baudouin à l’époque du Maréchal Mobutu. Parmi les invités, il y avait aussi plusieurs délégations des chefs d’états africains et étrangers mais aussi des responsables des organisations internationales, dont le secrétaire général des nations unies.

Quel bilan pour le Cinquantenaire ?

A ce sujet, les avis des congolais sont partagés. Pour les uns le bilan peut être tenu de positif, tandis que pour les autres, il est totalement négatif. De notre côté, nous vous retraçons les grandes lignes de l’histoire de notre cher Congo et c’est à vous d’en déduire le bilan, positif ou négatif.

L’histoire peut nous aider à nous situer par rapport au temps, afin de savoir quel bilan attribué à la République Démocratique du Congo cinquante années après son ascension à l’indépendance.

En cette année 2010, plusieurs pays africains ont célébrés, célèbrent et célébrerons encore leur cinquantenaire, une occasion propice à tous ces états de s’analyser et de tirer les conséquences nécessaires afin de savoir comment travailler plus mieux encore pour une Afrique meilleure.

dimanche 27 juin 2010

Kinshasa une ville tentaculaire…



Faute de recensements depuis 1984, l’effectif de la population congolaise varie selon les sources. Estimée actuellement à environs 60 millions, une bonne partie de la population congolaise se trouve dans les grandes villes comme Kinshasa, Lubumbashi ou encore Kisangani.

Intéressons-nous à la population de la ville de Kinshasa. De l’ordre de 10.000 habitants en 1882, elle a connu une croissance prodigieuse au cours du XXième siècle. De 17.825 habitants en 1923, elle est passée à 400.000 habitants à l'accession du pays à l’indépendance en 1960.



Et actuellement la population kinoise ne cesse de croître, elle est estimée à 13 millions d’habitants.

L’augmentation rapide de la population congolaise et plus particulièrement de la ville de Kinshasa au cours de cette décennie résulte de l’effet combiné d’une forte fécondité, d’une immigration et d’un important exode rural.

Les habitants de la ville de Kinshasa, appelés « Kinois » sont issus d’horizons divers. Certains sont nés sur place, d’autres sont venus aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du pays. Les Bahumbu, tribus très proche des Kongo du Bas-Congo du point de vue de la culturel et les Bateke constituent les tribus qui ont occupé cet espace à l’origine.

La langue principale parlée à Kinshasa est le Lingala. Elle fait partie de 4 langues dites nationales. La situation sociolinguistique de la République Démocratique du Congo est en effet caractérisée par l’existence de quatre régions linguistiques qui délimitent quatre principales langues véhiculaires dite nationales : le Tshiluba, le Kikongo, le Swahili et le Lingala. 

"Kinshasa, capitale de la musique Africaine"

Il convient d’ajouter en ce qui concerne les jeunes Kinois que « leur lingala » est quelque peu particulier sur le plan syntaxe. En effet, il s’agit bien des structures du lingala. Mais sur le plan lexical, il y a un mélange avec d’autres langues dont le Français.


Cela est visible dans presque toutes les chassons des musiciens congolais, car pour chanter souvent ils utilisent et le lingala et le français, autrement dit : Le lingala-francisé.

Hormis sa caractéristique surévaluée pour la musique, Kinshasa est aussi une ville touristique, avec plusieurs monuments rendant gloire et honneur aux héros nationaux de la République Démocratique du Congo.


"Kinshasa est une ville remuante.
Agitée, confuse et pleine de couleurs,
une sorte de New York au centre de l'Afrique." 
(www.lonelyplanet.com)


Aujourd’hui, la capitale du Congo est l’une des grandes villes africaines, de part ses infrastructures, sa population, mais aussi de par sa multiplicité raciale…

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